Glossaire

L’émoticône

Ecrit par Louise

Le mot emoticon vient de la notion anglaise emoticon, composée du terme emotion (qui se traduit par « émotion ») et du mot icon (i.e., « icon »). La Real Academia Española (RAE) inclut le concept comme emoticono.

Un émoticône ou émoticône est un graphique numérique qui représente une expression du visage dans le but de faire allusion à un état d’esprit. Ces dessins sont utilisés dans les messages électroniques qui sont envoyés par courriel, par messagerie instantanée, par réseau social ou par une autre plateforme.

Les premières émoticônes, ou émoticônes, créées à l’aide d’une série de caractères ASCII, représentaient des visages de personnes, généralement souriantes. Au fil du temps, de multiples émoticônes aux significations différentes sont apparues.

L’utilisation d’un côlon, d’un trait d’union et d’une parenthèse fermante crée l’émoticône d’un visage souriant : 🙂 Selon le contexte dans lequel la séquence est écrite, les signes sont automatiquement remplacés par une image. Si la parenthèse utilisée est l’ouverture, le visage dessiné reflète la tristesse : 🙁

Dans les cas mentionnés et dans beaucoup d’autres, le visage créé avec les signes apparaît couché (la tête doit être tournée vers la gauche pour les voir correctement). Cependant, dans les cultures orientales, les émoticônes sont généralement créées debout (verticales), avec des apostrophes comme les yeux et un trait d’union, une barre ou un autre signe sous la forme d’une bouche:’o’.

En plus de transmettre des émotions, une émoticône sert aussi à abréger un message. L’expéditeur, au lieu d’écrire qu’il est heureux de quelque chose, peut inclure une émoticône souriante et, de cette façon, communiquer ses sentiments au destinataire.

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Les effets sur la communication sont variés. D’une part, dans un contexte informel, où le langage a toujours été moins complexe et précis que dans un contexte formel, il ne faut pas envisager sérieusement l’utilisation d’une image plutôt que d’une phrase : entre amis, il est courant d’utiliser des gestes plutôt que des mots, même pour donner des indications ou demander une faveur.

Cependant, lorsque l’utilisation des émoticônes et autres particularités des systèmes de messagerie virtuelle devient excessive, l’utilisateur prend souvent cette façon réduite de communiquer avec d’autres contextes, et ainsi commence le problème qui préoccupe les linguistes depuis des années : les enfants et les jeunes utilisent une langue de plus en plus pauvre et erronée.

Il convient de noter que la détérioration de l’usage de la langue au cours des dernières années n’est pas due aux technologies modernes, mais à la manière dont de nombreuses personnes les utilisent. Si l’on se réfère un instant à l’émergence des SMS en téléphonie mobile, on comprendra qu’à l’époque la limite de caractères possibles par envoi était directement liée au prix du service lui-même : si l’utilisateur dépassait cette limite, il devait payer plus cher. Cela a conduit à l’émergence et à la massification de nombreuses tactiques pour « comprimer » le langage.

Comme dans tout travail de compression, il est nécessaire d’avoir les connaissances pour effectuer la « décompression » qui, dans le cas d’un message texte, n’est rien de plus que le décodage des termes et expressions qui le composent. Deux personnes de la même culture et d’origines similaires peuvent discuter sans problème en utilisant des abréviations et des émoticônes qui n’apparaissent pas dans le dictionnaire, mais si ce mode de communication est pris hors contexte, la communication échoue.

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Compte tenu de la popularité de la culture japonaise dans de nombreuses régions du monde, comme en témoigne le succès de ses séries de dessins animés, de ses bandes dessinées et de ses jeux vidéo, ses émoticônes attrayantes ont rapidement atteint les messages occidentaux.

A propos de l'auteur

Louise

Jeune maman dynamique, j'aime ... tout particulièrement m'occuper du réseau informatique de la maison notamment de notre NAS.

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